Nous appartenons tous à des groupes/communautés :
Famille, amis, habitant d’une ville, d’un quartier, religion, ethnie, origine (et pas uniquement les immigrés de tel ou tel pays, mais aussi les parisiens d’origine au fin fond de la campagne…)….
Je m’interroge sur ce qui fait que certaines communautés reprennent et transmettent les règles de la société (loi française, européenne, loi de la république) et d’autres pas.
Voici quelques exemples où la communauté ne transmet pas les règles, et où, surtout, le fait de ne pas respecter une règle est une preuve d’appartenance, ou bien le fait de ne pas respecter est ntoé positivement :
– Dans mon village, on se gare tous en vrac devant le café-épicerie-tabac-presse. Complément en dehors des règles du code de la route. On remarque d’ailleurs les « étrangers » au fait qu’ils se garent bien. Et lorsqu’on se fait verbaliser, « o scandale » ! « on est chez nous tout de même… »
– La résistance. Attention, j’ai bien conscience de vivre, dans un pays non soumis à une autre puissance, une dictature qui plus est, grâce à eux. Mais si on y regarde bien, ils ont défié les règles du régime en place. Et on trouve cela bien. La preuve, on les appelle les Résistants, pas les rebelles.
– S’arranger pour payer moins d’impôt/de taxe, faire travailler au black… Meme un peu. « Ben oui, on paie déjà assez comme ça… » tant que cela reste de l’ordre du raisonnable (tout étant dans la définition du raisonnable).. c’est admis. Voire même encouragé. « tant qu’on peut s’arranger…. ». A agir comme ça, on entre dans un certain groupe, et on bénéficie des « trucs et astuces » des autres.
– Et bien sûr, les « lois des cités », certains quartiers qui ont leur propre système.
Evidemment, ces exemples sont hétéroclites, et ne font pas référence aux même règles, et ne sont pas à placer sur un même pied d’égalité/même niveau de gravité. Ceci dit, pourquoi un groupe/communauté relaie une règle ou ne la relaie pas ? il apparaît que le fait de ne pas respecter une règle renforce le sentiment d’appartenance. Mais cela ne peut pas se limiter à ça.
Qu’est ce qui fait qu’un groupe/communauté va considérer que le fait de ne pas respecter les règles est une bonne chose?
Tout un chacun, on applique des règles qui nous barbent. Et pourtant, on va le faire par ce qu’on a conscience que le bien commun est au dessus de sa petite personne et/ou on craint les représailles.
Si le groupe/communauté ne respecte pas, c’est:
-parce qu’on considère que cela ne fait de mal à personne (ser garer en vrac)
-parce que la règle est néfaste (resistance)
-parce que l’on ne craint pas les représailles (…).
Le groupe/communauté érige donc, en règle tacite d’appartenance, le non respect d’une règle.
Or, toutes les actions visant à rétablir le respect des règles se basent sur l’individu (prévention/Explication ou représailles) et n’agisse pas sur le groupe/communauté d’où est issu le non respect. D’ou l’inefficacité partielle ou totale de ces actions?
Comem d’hab, beaucoup de questions, et quelques pistes de reflexion…
j’ai hâte de vous lire!