Sélectionner une page

Qui n’a pas entendu, pensé, ou bien dit (oui oui, soyons honnetes), une des assertions suivantes :

 

«  Les fonctionnaires sont tous des glandeurs

Les gens du privé ont tous de super salaires

Les profs, avec toutes leurs vacances, de quoi ils se plaignent ?

Les médecins généralistes, de toute façon, ils ne connaissent rien à rien

Les fonctionnels (qualité, finance, informatique), ce sont des planqués, qui inventent des trucs juste pour nous casser les pieds

Un commercial raconte toujours des absurdites techniques

Un informaticien, dès qu’il touche à ton ordi, après c’est le bordel

Si tu ne travailles pas à l’école, tu finiras femme de ménage !

Les femmes au foyer, elles ne font rien de leur journée. Comment elles peuvent être fatiguées ?

Les chômeurs ne veulent pas retrouver de travail

Les paysans n’arrêtent pas de se plaindre, il leur faut toujours des aides

J’en ai marre de tous ses assistés (les autres), alors que moi je trime !

Tous des pédophiles, ces curetons

Aucune morale, ces athées !

….. »

Autrement dit, à cet instant, cher lecteur, quelqu’un qui ne te connait pas, te méprise/te déteste  juste à cause de ce que tu es/de ton travail/de tes croyances/de ton statut.

 

Les généralités sont, par définition, toutes fausses, car aucune catégorie de personnes n’est homogène. Certes, chacun peut connaitre un planqué, un fainéant, un….. mais également des gens de même catégorie absolument formidables.

 

Je ne veux pas parler de schtroumpf-attitude, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, simplement dire qu’une généralité risque d’être blessante, sans rien apporter de constructif….

 

Comme charité bien ordonnée commence par soi-même :

Je ne dis pas « j’en ai marre de tous ces assistes », je dis « ca m’énerve que ma voisine obtienne des pensions alors qu’elle n’est pas plus malade que moi »

Je ne dis pas « les informaticiens sont tous des neuneus » je dis « je vais passer mon ordi par la fenêtre, vu que je ne comprends pas ce que le monsieur de la hotline essaie de me dire ».

 

Parce que j’aimerai bien me dire que des gens qui ne me connaisse pas ne vont pas me mépriser/me détester, à cause d’une généralité.