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On parle de communautarisme, de corporatisme… alors je me suis interrogée sur ce qu’est, au juste une communauté, et à quel moment on peut parler de communautarisme (connotation negative)

 

1-      Qu’est ce qu’une communauté ?

Pour qu’il y ait communauté, il est necessaire d’avoir des personnes qui en font partie, d’autres non. A contrario, on ne parle pas de « communauté monde » ou « communauté planèete Terre », puisque tout le monde en fait partie.

Ensuite, il faut que des personnes se sentent un point ou plusieurs en commun. C’est ce qui fait qu’une personne se sent appartenir à telle ou telle communauté. Cela suppose des points en commun et en même temps des points de différence avec le reste du monde. La communauté, pour exister, demande à se différencier, sinon, elle n’est pas identifiable.

Enfin, pour appartenir à une communauté, il faut que les membres de cette communauté reconnaisse la personne comme telle.

 

Une communauté peut se baser sur des liens divers et variés :

Lien du sang (famille)

Lien religieux (religion en commun)

Ethnique – linguistique

Géographique (national/regional/ville-village-cité)

Valeurs (par exemple même opinion politique)

Professionnel (on peut penser aux médecins, avocats, policiers, etc.)

Age (les « jeunes », les « seniors »)

 

2-      A quel moment l’appartenance à une communauté est taxée de communautarisme/corporatisme ?

La qualification vient essentiellement des personnes qui ne font pas partie de la communauté en question, ou qui en sont sorties.

Je crois que cette qualification vient lorsque :

          La communauté est tellement fermée sur elle-même qu’il semble impossible d’y entrer, même si on a l’impression de partager les points communs. Il y a alors un sentiment de rejet (j’ai un exemple de communauté dont le lien est la religion, mais je vais m’abstenir de la nommer, de crainte d’être mal interprétée)

          La communauté favorise « trop » ses membres aux yeux des autres. Tout est dans le « trop ». Par exemple, dans le cas d’un recrutement, face à deux candidats avec les mêmes compétences, si l’un des candidats est un membre de sa famille, on est tenté de le choisir, « parce qu’on le connait, et qu’on sait où l’on va ». Y a-t-il a redire ? je ne sais pas. Dans la même veine, lorsqu’un « fils de… » sans diplôme à part son bac, est pressenti pour gérer l’EPAD… on parle de favoritisme, puisque les compétences ne semblent pas le premier critère de sélection…

          La communauté défend « trop » ses membres, sans tenir compte des faits. Par exemple, un syndicat professionnel qui défend systématiquement ses membres, sans chercher à savoir de quoi il retourne. Ou bien un parti politique qui affirme qu’il n’y a pas eu d’écoutes d’un journaliste…

          La communauté est « trop » visible. Les signes d’appartenance sont perçu comme une agression/provocation par les autres

Tout est bien sûr dans le « trop », où met-on le curseur ?

A vous lire !