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L’euthanasie, littéralement, la « bonne mort », « Autrefois synonyme de mort calme et sans souffrances, ce terme est aujourd’hui réservé à la pratique qui consiste à hâter la mort d’un malade incurable, dans le dessein d’abréger ses souffrances. » (Dictionnaire de Médecine Flammarion)


Loin d’être un débat nouveau, l’euthanasie a été discutée, évoquée précédemment. Par exemple, le philosophe anglais Francis Bacon dans un texte de 1605:

« L’office du médecin n’est pas seulement de rétablir la santé, mais aussi d’adoucir les douleurs et souffrances attachées aux maladies ; et cela non pas seulement en tant que cet adoucissement de la douleur, considérée comme un symptôme périlleux, contribue et conduit à la convalescence, mais encore afin de procurer au malade, lorsqu’il n’y a plus d’espérance, une mort douce et paisible ; car ce n’est pas la moindre partie du bonheur que cette euthanasie […]. Mais de notre temps les médecins […], s’ils étaient jaloux de ne point manquer à leur devoir, ni par conséquent à l’humanité, et même d’apprendre leur art plus à fond, ils n’épargneraient aucun soin pour aider les agonisants à sortir de ce monde avec plus de douceur et de facilité» (Du progrès et de la promotion des savoirs).

 

Je vous propose de revenir sur les principaux arguments des pro et anti euthanasie, avec une petite perspective sur les dérives possibles dans chacun des cas*


1-      Vivre est un droit – pro euthanasie


          Le droit de choisir sa mort, lorsque la souffrance est intenable, le droit de mourir dignement

          Effectuer une euthanasie dans un cadre légal évite les actes clandestins, donc les dérives

          Choisir sa mort est la dernière des libertés


Dérive : l’eugénisme (ce n’est pas la personne concernée qui choisit de mourir, mais une autre qui décide qu’elle n’a plus le droit de vivre). Par exemple, la suppression, sous le 3e Reich d’Hitler, de quelques 100 000 handicapés.

 

 

2-      Vivre est un devoir – anti euthanasie


          L’euthanasie reste un meutre

          Concept religieux : pour le catholisisme, comme pour l’islam, et certainement d’autres religions, la vie est sacrée.

Seul Dieu, qui prête vie, donne la vie et peut la reprendre.

          Incompatibilité de cette pratique avec la vision de leur métier qu’ont un certain nombre de personnel soignant


Dérive : l’acharnement thérapeutique.

 

 

Je me pose les questions suivantes :

Si un jour, je souhaite que mes souffrances soient abrégées, et que je signale ma volonté de non acharnement thérapeutique, mais que mes proches y sont opposés. Dans le cas où le médecin suit ma volonté, peut-il être poursuivi par mes proches ?


Si mon entourage pense que mes souffrances sont trop importantes, que le médecin abonde dans leur sens, serai-je euthanasiée ? Je ne serai bien sûr plus là pour m’en plaindre…


Enfin, si glauque que soit mes réflexions du jour, j’aimerai surtout pouvoir me dire, que quelquesoit mon choix, le cadre législatif permettra de leur respecter, dans le respect également du personnel soignant et de mon entourage.


A vous lire !


L’euthanasie, par les professionnels de santé

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/bioethique/euthanasie.asp

 

Définitions et législations

http://www.genethique.org/doss_theme/dossiers/euthanasie/acc.euthanasie.htm

 

Article du Monde sur le rejet de la legislation sur l’euthanasie par le sénat, début 2011

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/26/la-legalisation-de-l-euthanasie-retoquee-par-le-senat_1470602_3224.html