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… A emprisonner, oui, je sais 

 

Sinon… je crois que la prison a différentes fonctions :

1- Faire peur

2- Sanctionner

3- Protéger la société

4- Relâcher

 

1- Faire peur

Il s’agit de la fameuse « peur du gendarme ». En théorie, par crainte de la sanction, l’individu ne commet pas de délit ou de crime… mais est effectif ?

Est-ce qu’on respecte les limitations de vitesse uniquement par peur du gendarme, ou parce qu’au fond, on sait que c’est pour notre sécurité ?

Si la peur de la sanction était si efficace, les prisons seraient vides. Mais s’il n’y avait pas de sanctions, est-ce que le nombre de délits augmenterait ? ben… je n’en sais rien.

Ce qui est sûr, c’est que la peur de la sanction est inefficace dans les cas suivants :

-maladie pathologique (psychopathe et autre tordus)

– folie passagère

– ignorance des règles (ben oui, nul n’est censé ignorer la loi, mais personne ne peut tout connaître donc…)

– acte non intentionnel (par exemple, j’ai fait tomber le pot de fleur du balcon et j’ai blessé madame Michu qui passait à ce moment-là)

Par ailleurs, on pourrait penser que, plus la sanction est forte, et plus elle est dissuasive. Et bien rien n’est moins sûr… Pour preuve, l’abolition de la peine de mort n’a pas engendré une explosion de crimes.

 

2- Sanctionner

Ben oui, quand même… la punition a pour but de faire comprendre à l’individu qu’il ne faut pas recommencer. En cas de pathologie, ce sera inefficace, car même si l’individu a conscience de faire quelquechose de mal, il ne peut s’en empêcher (ex : cleptomane, pyromane,…)

Rappelons-nous nos jeunes années, à l’époque où nos parents nous punissaient pour nos bêtises. Etait-ce efficace ? J’ai envie de dire : bof, ça dépend de son caractère. Si on a un caractère de cochon (je n’autorise personne à dire que je prends mon propre exemple ), cela peut se traduire par « OK, je me suis fait surprendre, mais je recommencerai derrière ton dos et tu ne verras rien ». Autrement dit, la sanction, au lieu d’être dissuasive, renforce le comportement.

A contrario, une même sanction systématique peut porter ses fruits. Par exemple, si j’ai de mauvaises notes, je n’ai pas le droit d’aller à la danse. Comme je veux y aller, je bosse… Mais là, il s’agit de bâton et de carotte.

La prison, est-ce pareil ? Dans le sens où, si on a commis un délit, on va en prison. Comme on ne veut surtout pas y retourner, on ne commet plus de délit ? Si c’était vrai, il n’y aurait pas de récidive.Mais comme, heureusement, tout le monde ne récidive pas, on peut en conclure que cela fonctionne.

 

3- Protéger la société

Emprisonner une personne dangereuse, c’est la soustraire de la société, et l’empêcher de nuire à nouveau. Là, rien à dire. A part le point suivant…

 

4- Relâcher

La peine doit être adaptée au délit. Plus le délit est grand, plus la peine est importante, mais il n’y a pas de perpétuité (réelle, je veux dire). Tout individu emprisonné finira par sortir. Il doit alors reprendre sa place dans la société, donc… trouver un job. Avec un beau trou sur le CV. « Mais, qu’avez-vous fait ces douze derniers mois ? » « Oh rien, juste un tour par la case prison… » Pas évident. Il faut affronter le regard, le jugement des autres. « je ne vais quand même pas embaucher un ex cambrioleur, car, comme on dit, « qui a bu boira » » Et pourtant, l’individu a payé sa dette à la société. C’est tout l’enjeu des programmes de réinsertion, pour que l’ex-détenu ait une chance réelle de s’en sortir.

 

Voilà mes élucubrations sur le sujet… A vous lire !