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Comment trouver une maison d’édition ?

Cette question, tout écrivain se l’est posée.

Le manuscrit a peine entamé, on en rêve.

Une fois fini, on veut y croire… Etre publié. Voir son livre sur les gondoles en librairie…

Et si…. Pourquoi pas ?

Comme on me demande régulièrement « Comment as-tu fait pour trouver un éditeur ? »,

Oui, hein, comment ?

J’ai décidé d’écrire cet article… une compilation des conseils que j’ai suivis et de ceux que j’aurais dû suivre 🙂 … en espérant que cela vous aidera à trouver une maison d’édition.

 

Trouver une maison d’édition c’est d’abord… un manuscrit abouti

Ça a l’air idiot comme conseil, et pourtant… Il s’agit d’envoyer un document parachevé, pas un simple premier jet en se disant « mais l’éditeur m’aidera à retravailler le texte ! ».

Alors, oui, il le fera peut-être, il n’empêche qu’il doit recevoir une œuvre terminée.

Imaginez…. Vous visitez des appartements. Pour certains, l’agent immobilier vous dit ‘nan mais là, faut imaginer la cuisine, hein, c’est pas encore fait et puis là, bon, vous voyez bien, ce sera le salon’. Pour d’autres, l’agent n’a rien besoin de vous dire. Cuisine, salon, chambre… tout est là, et vous vous y voyez déjà.

Un manuscrit, c’est la même chose. Il doit se passer d’explication, parce qu’il est tout beau, tout bien fini ! La présentation doit être soignée, l’orthographe et la grammaire aussi, avec un texte de qualité.

 

Pour réaliser un tel bijou, il existe une arme redoutable :

Les bons relecteurs.

Un bon relecteur n’est PAS quelqu’un qui vous dit « oh oui c’est génial j’espère que tu vas être publié ». Bien sûr cela fait plaisir… mais ça ne fait pas avancer.

Choisissez des personnes qui lisent habituellement des livres du même genre que le vôtre. Si votre manuscrit est de la science-fiction, avoir l’avis sur l’intrigue d’une personne qui ne lit que des romans d’amour ne vous sera pas d’une grande aide.

Observez, à la dérobée, votre entourage, en posant des questions en apparence anodines. « Tu lis quoi en ce moment ? Quel genre de livre te plait ? » Vous pourrez ainsi trouver des lecteurs potentiellement intéressés par votre prose. Puis demandez « Qu’as-tu pensé de tel livre ? ». Ceux qui vous répondront autre chose que « Oui c’était cool/Non c’était nul », pourront être vos bon relecteurs. Reste à oser leur demander… courage !

Une fois que vous avez déniché les perles rares, définissez avec elles vos attentes. D’abord en termes de délai de lecture. Si vous vous attendez à un retour sous une quinzaine alors que la personne lit un livre en six mois… Vous pouvez également lui demander d’être plus attentif à tel personnage, tel moment dans l’intrigue, les points sur lesquels vous doutez ou au contraire que vous trouvez particulièrement réussis.

Attention.

Il faut se préparer aux critiques, même si ce n’est pas facile à entendre. Ensuite, il s’agit de transformer ces remarques en action à mener sur le manuscrit. Le travail continue…

Après les corrections, voici votre contenu achevé. Il vous faut alors une deuxième catégorie de relecteurs. Les champions en orthographe, les détecteurs de mots oubliés. Pour finaliser un manuscrit, il n’y a rien de mieux, car à force de relire son propre texte, on ne voit absolument plus rien… Il existe également de très bons logiciels qui détectent, en plus de l’orthographe et la grammaire, les phrases trop longues, les répétitions… par exemple Antidote. (Je ne le connaissais pas à l’époque de l’écriture de mon premier livre. Je l’ai utilisé comme ultime relecture mon deuxième manuscrit, et je le trouve vraiment bien.)

Finalement, avant d’appuyer sur « imprimer » pour glisser le précieux document dans une enveloppe, pensez à soigner la présentation :

Numérotez les pages, passez à la page suivante à chaque changement de chapitre, pas de police de caractère ‘exotiques’, une taille de police et un interligne correct… résistez à l’envie de vouloir ‘ratatiner’ votre texte pour avoir moins de pages à imprimer… penser à la personne qui devra lire votre œuvre….

Qui n’a jamais abandonné la lecture d’un article de blog parce que ‘c’est écrit trop petit, je ne me repère pas dans le texte, etc. ?’ Une personne va se pencher sur votre manuscrit. Si vous lui facilitez la lecture, elle sera plus encline à vous prêter de l’attention… c’est humain après tout !

 

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Trouver la maison d’édition faite pour vous… choisir à qui envoyer

A qui envoyer ? Pour maximiser vos chances de succès, il vaut mieux prendre le temps de choisir les éditeurs.

Imaginez. Vous êtes toujours avec le fameux agent immobilier. Vous avez pris votre journée pour visiter des appartements, et hop ! Un jour de congé en moins. Vous avez été bien clair, vous voulez un appart’ en centre-ville, avec deux chambres. Et ça fait trois visites que l’agent vous ballade dans des studios ‘mais ils peuvent être aménagés’, situés en plein milieu de rien. C’est énervant, non ? Pensez à ceux, chez les éditeurs, qui voient passer des manuscrits qui n’ont rien à voir avec la ligne éditoriale, des romans autobiographiques alors que la maison ne publie que de la fantasy, etc…. Ça doit être agaçant aussi, hein ?

Chaque maison a sa ligne éditoriale, ses collections. Une fois que j’ai dit ça, super, me direz-vous… et donc, on choisit comment ?

Élémentaire ! Il suffit de se rendre dans le rayon voulu de votre librairie préférée (sur internet ça marche aussi :)), et de regarder les noms des éditeurs. Pour affiner votre sélection, vous pouvez également lire les auteurs de ces maisons, pour trouver ceux qui se rapprochent le plus de votre manuscrit, en terme de style et d’intrigue. Les sites internet des éditeurs fournissent aussi de nombreuses informations.

Il existe également des annuaires, qui permettent de choisir depuis son canapé (par exemple AUDACE), parmi une liste de centaines d’éditeurs.

Il peut être tentant de privilégier ‘les grandes maisons d’éditions’. Celles dont on connait le nom. Pourtant les maisons plus modestes ne sont pas à négliger, au contraire. Elles aussi présentent leur livres dans les librairies et autres plateformes… Mais ne vous y trompez pas, ces dernières ne sont pas moins exigeantes que leurs grandes sœurs, et elles sont souvent très spécialisées dans un genre voire un sous-genre particulier.

 

Suivre les indications de l’éditeur

Votre manuscrit au point, votre liste d’éditeurs prête… il reste un dernier point, essentiel.

La plupart des maisons donne des indications sur leurs sites internet de leurs préférences pour recevoir les manuscrits. Il serait dommage de ne pas les suivre et de se ‘griller’ ainsi (l’agent immobilier, tout ça… vous voyez l’idée ?) :

« Format papier uniquement » « Par mail uniquement »

« Police Times ou Arial »

« Interligne double »

« Fournir une lettre de présentation »

« Donner un résumé »

« Surtout pas d’envoi en recommandé »

« etc »

Lisez ces consignes scrupuleusement et suivez-les. Alors oui, ça peut demander de faire des modifications sur son fichier, mais… vraiment, prenez le temps de le faire, cela en vaut la peine.

 

Prendre patience et se préparer aux refus

Et voilà ! Posté ! Mailé ! Posté ! et… Envoyé !

L’attente commence.

Et il vous faudra beaucoup, beaucoup…. Beaucoup de patience. Les délais de réponse sont très longs, surtout quand on attend fébrilement… Il faut compter plusieurs mois. Là aussi, les sites internet des maisons précisent les délais moyens de réponse.

Préparez-vous mentalement à recevoir des courriers/mails de refus type (à l’instar de ce que l’on reçoit lorsqu’on cherche un boulot « Malgré la qualité de votre candidature… blabla… »

Ce sera « … nous avons étudié avec attention votre manuscrit mais il ne correspond malheureusement pas à notre ligne éditoriale….blabla »)

Parce que même si votre livre a le potentiel pour être le prochain Goncourt, il ne plaira pas à tout le monde.

Alors… accrochez-vous !

 

Attention aux arnaques…

Certains ont flairé le filon… profiter de l’envie d’être publié de tout auteur, en leur proposant quelque chose qui ressemble à un contre d’édition, mais qui n’en est pas un. Par inadvertance, ou attiré par une annonce, vous avez envoyé votre œuvre à une entreprise qui semble être une maison d’édition. Très rapidement, vous recevez, enfin semble-t-il ! Le Saint Graal… une lettre positive !

Il y est dit qu’on a adoré votre manuscrit et que l’on veut absolument vous éditer… à condition que vous payiez, et c’est bien normal, de relecture/mise en page/maquette.

Gare !

En fait, dans l’histoire, vous devenez un client. L’entreprise vit de ce que les auteurs lui paient et non par la vente des livres…

Ce n’est pas nécessairement d’une « arnaque », dans le sens où le contrat stipule clairement de quoi il est question, mais ce n’est pas vraiment une maison d’édition…

Avant de signer quoi que ce soit, regardez bien…

 

Victoire !

Et puis un jour… un contrat…. un vrai….

C’est vrai, beaucoup de temps ce sera passé. Un manuscrit sans cesse retouché, mis au placard puis ressorti…De moments de doutes, des pincements au cœur à chaque lettre négative… mais tous les auteurs sont passés par là un jour.

 

victoire croire en ses reves

Croyez en vous et en vos rêves !


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