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Quelques lignes pour dire que, un mail, finalement, ça n’est jamais qu’un courrier électronique… la preuve !

(comme d’hab’, beaucoup de simplifications et d’approximations)

Envoyer un courrier par la Poste :

Avant, on pouvait utiliser n’importe quelles enveloppes. Surtout n’importe quoi, dailleurs. Les grandes, les petites… ce qui compliquait la vie de la Poste. Maintenant, les enveloppes et les paquets sont standardisés. Imaginons que j’ai à ma disposition une seule taille d’enveloppe, mais que j’ai plein de feuilles à envoyer.

Je fais donc plusieurs enveloppes, sur lequel j’écris, en français, l’adresse du destinataire. Je note, en plus, 1/3, 2/3, 3/3 sur l’enveloppe pour indiquer à mon correspondant l’ordre dans lequel il faut les ouvrir. Pour être sûr qu’il n’y ait pas d’erreur, j’envoie une 4e lettre contenant le résumé des 3 premières.

Je peux tout à fait écrire ma lettre dans une langue différente du français (qui est indispensable pour l’adresse).

J’ai donc écrit ma lettre, je repartis dans les différentes enveloppes… et je poste dans la boite aux lettres la plus proche.

Le facteur récupère les lettres de cette boite aux lettres mais aussi des autres dont il s’occupe. Bien sûr, il pourrait prendre sa voiture et emmener mes lettres directement chez mon correspondant. Mais, du coup, il faudrait autant de facteurs que de lettres : Cela demanderait beaucoup de facteurs et des routes beaucoup plus larges pour faire circuler tout le monde. Car , sur les routes, il n’y a pas que des facteurs…

Pour acheminer les lettres, la Poste utilise un autre système que « un facteur-une lettre »

Les lettres récoltées dans les boites aux lettres sont emmenées au centre de tri le plus proche. Les lettres « Autres départements-étranger » sont envoyées à l’aéroport. Sans regarder où les lettres doivent aller. Les lettres qui vont à Paris ou au Zimbabwe vont au même endroit… c’est-à-dire, à Paris.

A Paris, on trie de nouveau les lettres. Toutes les lettres pour le département ZZ sont envoyées dans la ville préfecture. A ce stade, on ne s’intéresse qu’aux deux premiers chiffres du code postal.

Une fois arrivées dans le centre de tri de la ville préfecture, un nouveau tri est effectué. Là, on s’intéresse à la suite du code postal, et on envoie les lettres dans le village de destination. Une fois dans le village, le facteur fait un dernier tri, pour préparer sa tournée.

Et voilà, mes lettres qui sont arrivées !

Il se peut que mes lettres n’arrivent pas toutes le même jour, ni dans le bon ordre. Ce n’est pas grave, car les mentions « 1/3, 2/3, 3/3 » indiquent à mon correspondant qu’il doit attendre 3 lettres. Il attend donc les trois pour pouvoir les lire dans le bon ordre. Seulement voilà, une lettre arrive toute mouillée, on ne peut pas lrie le contenu ! Ce n’est pas grave : grâce à la 4e lettre, mon correspondant sait ce qu’il manque, et me redemande uniquement la lettre qui a posé problème (je n’ai pas besoin de refaire tout mon courrier).

Voila voila…. Et maintenant, la même histoire… pour un mail :

J’écris mon mail. Il peut avoir une taille importante. Il est « découpé » en paquet de même dimension pour faciliter l’acheminement ( = taille des enveloppes standardisées)

Les paquets sont identifiés, pour pouvoir reconstituer le mail à l’arrivée.

Les informations numériques (informatique) peuvent tout à fait être transportées par un système de transport analogique (téléphone). Le fil de téléphone n’a pas besoin de savoir ce qu’il transporte pour le transporter (=Je peux tout à fait écrire ma lettre dans une langue différente du français, langue qui est indispensable pour l’adresse).

Je renseigne l’adresse mail de mon correspondant et je clique sur envoi. Mon ordinateur fait les paquets, et les envoie au routeur auquel il est connecté (réseau de l’entreprise, connexion par le fournisseur d’accès) (= J’ai donc écrit ma lettre, je repartis dans les différentes enveloppes… et je poste dans la boite aux lettres la plus proche.)

Il envoie également des informations pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’erreur (=Pour être sûr qu’il n’y ait pas d’erreur, j’envoie une 4e lettre contenant le résumé des 3 premières.)

Le routeur récupère les paquets de mon mail, mais aussi toutes sortes d’informations : les mails des collègues connectés au même réseau que moi par exemple. Le routeur regarde l’adresse (IP) du destinataire :

-soit il connait l’adresse, c’est-à-dire que l’ordinateur destinataire est connecté à lui directement (ex : un de mes collègues). Il transmet alors le mail au destinataire

-soit il ne la connait pas, et il transmet les paquets au routeur suivant, peu importe où le mail doit aller par la suite. (= Les lettres récoltées dans les boites aux lettres sont emmenées au centre de tri le plus proche. Les lettres « Autres départements-étranger » sont envoyées à l’aéroport. Sans regarder où les lettres doivent aller. Les lettres qui vont à Paris ou au Zimbabwe vont au même endroit… c’est-à-dire, à Paris.)

Les paquets du mail sont transmis ainsi de routeurs en routeurs… jusqu’à l’ordinateur de mon correspondant.

L’ordinateur vérifie qu’il a bien tous les paquets, et les remet dans l’ordre. Il se sert des informations supplémentaires pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreur. S’il y en a, il demande à mon ordinateur de lui renvoyer les paquets qui contiennent des erreurs. (= les mentions « 1/3, 2/3, 3/3 » indiquent à mon correspondant qu’il doit attendre 3 lettres. Il attend donc les trois pour pouvoir les lire dans le bon ordre. Grâce à la 4e lettre, mon correspondant sait ce qu’il manque, et me redemande uniquement la lettre qui a posé problème (je n’ai pas besoin de refaire tout mon courrier))

Et là, mon correspondant voit « vous avez de nouveaux messages » s’afficher… il n’a plus qu’à cliquer !

Magique, non ? 😉