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Il pleut. Une petite pluie fine qui me chatouille le museau, mais qui ne me mouille pas. Il n’y a que les humains, sans poils les pauvres !, qui n’aiment pas ces petites gouttes. Moi j’aime bien, parce que ces gouttes vont s’entasser dans le trou que je viens de creuser et je pourrai y boire. C’est beaucoup plus amusant que d’aller dans l’abreuvoir.

 

J’attends que mon pote se réveille. Ah !! Il a ouvert un œil…. Je me jette sur lui, je lui mordille l’oreille. Peut-être qu’il voudra bien jouer un peu avec moi. On part tous les deux s’affaler devant la maison, nos humains sont en train de se réveiller.

 

Du bruit près de la porte, l’un de mes humains sort, avec un gros truc bleu pour le protéger de la pluie. Et voilà les câlins. C’est bien les câlins. Et en plus, mon humain utilise ses doigts pour me gratter derrière les oreilles, c’est agréable. L’humain s’en va, c’est le moment de jouer avec mon pote. Ah ! un oiseau, je vais lui courir après.

 

La voiture jaune !!! vite, il faut aboyer, parce que l’humain de la voiture jaune ne fait pas partie de la maison. Et j’aboie contre tous les humains qui ne sont pas mes humains. Et contre les voitures. Et les tracteurs. Les vaches aussi.

 

Mon deuxième humain sort, et nous donne des os. Je garde le mien pour plus tard, je veux attraper celui de mon pote, mais il ne se laisse pas faire. Tant pis, il me reste le mien, que je vais croquer tranquillement à côté du grand arbre.

 

Le tracteur vert au bout du chemin ! Wouf wouf ! Parti. Je retourne à mon os. Ah non, je ferai ça plus tard, c’est l’heure de la gamelle. Les croquettes tombent dedans. Encore quelques-unes. Cette fois, je peux approcher et toucher ces petits trucs qui sentent si bon. Il est donc temps de se chamailler avec mon copain, pour savoir qui mangera en premier.

 

Puis je retourne sous la pluie. Les lumières de la maison sont allumées, mes humains sont bien rangés, je peux aller dormir un peu.

 

C’est sympa, une vie de chien.