Sélectionner une page

La Russie étant un lieu à la mode ces derniers temps, j’ai eu envie de vous faire un petit historique sur ce pays.

1-    

L’E1- L’Etat de Kiev (IX- XIIe)

Premier forme d’Etat, qui va étendre sa domination sur les tribus des Slaves de L’Est

 

2-     2- Invasion et suzeraineté mongole (XIII- XV)

Les principautés russes, morcelées, deviennent vassales des Mongols (Protectorat de la Horde d’Or).

Ivan III libère la Russie de la suzeraineté mongole en 1480

 

3-     3- Montée en puissance de Moscou

Le nouvel Etat russe va se constituer à partir de la principauté de Moscou. Ivan IV (le petit fils d’Ivan III) se fait proclamer tsar et agrandit le territoire.

La succession d’Ivan IV, dit le terrible, dont le fils Fedor Ier meurt sans héritier, engendre une période de troubles.

 

1009156-La_Moscovie.jpg

 

4-     Les Romanov

Les premiers Romanov entament un processus de reconstruction et de modernisation (Michel Fedorovitch [1613-1645] et Alexis Mikhaïlovitch [1645-1676]), s’ouvrent vers L’Occident, tout en continuant l’expansion territoriale.

Pierre le Grand (1682-1725), au retour de son voyage en Occident, entreprend de transformer la Russie. Il organise une flotte et une armée régulière, ce qui lui permet d’acquérir une entrée sur la mer Baltique, où il fait construire Saint-Pétersbourg.

Catherine II (1762-1796) est l’épouse du petits fils de Pierre Le Grand, Pierre III, qu’elle renverse pour accéder au pouvoir. A l’inverse des mouvements de libéralisation dans le reste de l’Europe, Catherine II renforce le servage des paysans.

 

1011289-La_formation_de_lEmpire_russe.jpg

 

Le développement économique, l’essor industriel génèrent, au XVIIIe siècle, de grandes mutations dans la société russe. Nicolas II (1894-1917) se trouve donc placé à la tête d’un empire en pleine mutation. Nicolas II se lance dans une politique d’expansion territoriale vers l’orient, ce qui déclenche la guerre russo-japonaise (1904-1905), guerre désastreuse pour la Russie. La défaite aggrave la situation du pays, ce qui créé un climat de rébellion. L’agitation se radicalise après le massacre du Dimanche rouge (22 janvier 1905), qui provoque le déclenchement de la révolution. L’ampleur des grèves et des mutineries oblige Nicolas II à promulguer un manifeste garantissant les principales libertés et promettant la réunion d’une douma (assemblée) d’État élue au suffrage universel. L’ordre étant rétabli en janvier 1906, Nicolas II cherche à limiter les concessions qu’il a dû accorder.

Durant la 1ere guerre mondiale, l’armée russe subit de lourdes pertes humaines, les tensions s’aggravent et les manifestations ouvrières, soutenues par les soldats mutinés, poussent Nicolas II à abdiquer. Le gouvernement provisoire ne parvient pas à régler le problème de la guerre et à répondre aux aspirations des masses populaires. Les bolcheviks, dirigés par Lénine, renversent le gouvernement provisoire lors de la révolution d’Octobre et instaurent le pouvoir des soviets.

 

5-     5- L’URSS

La Russie devient l’une des républiques de l’URSS. L’histoire de la Russie et de l’URSS se confondent jusqu’en 1991 :

– D’abord la NEP (nouvelle politique économique) des années 1920, marquée, dans l’économie et la reconstruction du pays, par un retrait relatif de l’État ;

– la période stalinienne (1927-1953), décisive dans la formation du système soviétique et au cœur de laquelle les années 1930 tiennent une place spécifique, par l’ampleur, la diversité des violences exercées contre la société, et par le caractère spectaculaire mais chaotique de la modernisation industrielle ;

– la période du « dégel » khrouchtchevien (1953-1964), marquée par la sortie du système totalitaire, la reformulation idéologique du communisme, et l’échec des grandes réformes, en particulier agricoles ;

– l’ère brejnevienne (1964-1985), dite « de la stagnation », où s’affirme la dimension gestionnaire du régime face à une société sociologiquement plus diversifiée et dans laquelle les nouvelles générations créent des espaces d’autonomie ;

– enfin, la période ultime et brève des tentatives réformistes de Gorbatchev (1985-1991), qui débouchent sur l’effondrement de l’URSS et l’émergence de la Russie indépendante.

En mai 1990, le Soviet suprême de Russie élit à sa présidence Boris Ieltsine, chef de file des réformateurs. La libéralisation politique favorise la montée du courant réformateur de Boris Ieltsine, qui remporte en juin 1991 la première élection présidentielle au suffrage universel.

 

6-     6- L‘ère Ieltsine

Le 25 décembre 1991, la Russie devient la Fédération de Russie. Recouvrant 21 républiques, la Fédération de Russie compte plus de 30 millions de citoyens non russes. En revanche, avec l’effondrement de l’URSS, elle compte 25 millions de nationaux russes disséminés dans les anciennes républiques soviétiques (en particulier en Asie centrale), devenues États indépendants. Outre toutes ces difficultés, la Russie s’est engagée dans un long et difficile processus de sortie du communisme en tant que système politique et économique.

L’absence d’alternative crédible à B.Ieltsine et le soutien indéfectible des Occidentaux au président ont largement pesé dans sa réélection, en juin 1996. B. Ieltsine a pu asseoir son autorité face à un Parlement rebelle, dominé par l’opposition communiste et agraire, grâce à un incontestable sens politique mais aussi à des tentatives autoritaires (comme la prise sanglante, en octobre 1993, du Parlement, alors occupé par les députés qui refusaient la dissolution de la Chambre). La nouvelle Constitution, à l’origine du conflit, est approuvée en décembre 1993 par référendum, et  accroît les pouvoirs présidentiels

 

Les guerres de Tchétchénie : voir http://reflexion-citoyenne.over-blog.com/article-au-fait-la-tchetchenie-84706563.html

 

Ses ennuis de santé poussent B. Ieltsine à démissionner de la présidence russe, et le successeur qu’il a nommé, V. Poutine, assure l’intérim jusqu’à l’élection anticipée de mars 2000.

 

7-     7- V. Poutine 1er

V.Poutine remporte l’élection présidentielle dès le premier tour, avec 52,9 % des voix.

La mise sous tutelle des médias

Adoptée en septembre 2000, la Doctrine sur la sécurité de l’information dénonce les « menaces » pesant sur les « intérêts nationaux » et stigmatise les entreprises de « désinformation et de manipulation de l’opinion ». À partir du printemps 2001, l’État entame le démantèlement des empires médiatiques. Les chaînes télévisées nationales semi-indépendantes ou indépendantes sont soit reprises en main, soit liquidées, tout comme plusieurs journaux nationaux. En deux ans, Moscou retrouve son monopole des ondes, perdu après la chute de l’URSS.

La mise au pas des oligarques

V. Poutine s’attaque a certains grands hommes d’affaires, pour en finir avec leur emprise sur la vie politique, tant au niveau national que régional. L’affaire Ioukos en est un exemple

En 2003, Mikhaïl Khodorkovski, le président de la deuxième compagnie pétrolière russe, Ioukos, est arrêté et inculpé d’escroquerie et de fraude fiscale à grande échelle. À l’issue d’un procès factice, il est condamné, en 2005, à neuf ans de prison. Son groupe pétrolier est soumis à des redressements fiscaux atteignant la somme de 27 milliards de dollars et perd sa principale filiale, qui passe sous contrôle d’une entreprise publique. L’objectif de l’affaire Ioukos est double : d’abord encadrer plus étroitement le milieu pétriolier, mais également de défaire un personnage en passe de devenir une figure d’opposition.

 

8-     8- Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine

Son mandat expirant en mars 2008, V. Poutine soutient  la candidature de Dmitri Medvedev. La campagne présidentielle constitue un non-événement, marquée essentiellement par la poursuite de l’éviction de tout opposant potentiel. L’intensité de la pression exercée sur G. Kasparov, le principal opposant, le contraint à renoncer à se présenter. D. Medvedev gagne « l’élection » avec 70,2 % des voix et nomme V.Poutine premier ministre.

 

9-     9- Poutine 2nd

En novembre 2011, une semaine avant la tenue des élections législatives, V. Poutine « accepte » officiellement d’être candidat à l’élection présidentielle du 4 mars 2012.

   L’annonce de sa candidature intervient alors que V. Poutine fait face à une baisse de popularité sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000. Une situation qui est confirmée par la publication des résultats officiels des élections parlementaires du 4 décembre 2011 : alors que quatre ans plus tôt le parti pro-présidentiel Russie unie avait obtenu 64,3 % des suffrages, il n’en remporte cette fois-ci que 49,5 %. Le recul paraît d’autant plus net que le scrutin est entaché par de multiples irrégularités. Dans les semaines qui suivent l’issue du scrutin, d’importants mouvements de contestation voient le jour dans les grandes villes du pays. Les manifestants protestent contre l’injustice, la corruption, les fraudes électorales, le « vol de l’élection » par Russie unie, qualifié de « Parti des voleurs et des escrocs », et militent en faveur d’une « Russie sans Poutine ».

   Malgré l’accumulation de preuves flagrantes de falsifications, les autorités russes nient toute fraude à grande échelle et excluent l’organisation d’un nouveau scrutin. Alors que les interpellations d’opposants se multiplient, V. Poutine minimise l’ampleur des manifestations qu’il estime fomentées par l’Occident.

   C’est dans ce contexte de tensions qu’a lieu l’élection présidentielle le 4 mars 2012. V. Poutine est élu dès le premier tour avec 63,6 % des suffrages. Dénoncés par l’opposition et par les observateurs électoraux, le déroulement et le résultat du scrutin donnent lieu à de nouvelles manifestations. Mais en l’absence d’une opposition unie, le mouvement de contestation faiblit.

 

10-  Le conflit Russie/Géorgie

La tentative géorgienne de reprendre par la force le contrôle de l’entité sécessionniste d’Ossétie du Sud  entraîne, en aout 2008, une riposte militaire de la Russie, sous prétexte de protéger les citoyens russes résidant dans la région. Le conflit s’étend à l’Abkhazie, autre région sécessionniste de Géorgie, et provoque une grave crise internationale.

Le plan de paix conclu sous l’égide de l’Union européenne n’apaise pas les (qui prévoit notamment la cessation des opérations militaires, le retrait des troupes russes et le lancement de discussions internationales sur le statut des deux régions)

Ne se souciant guère des protestations internationales, le président Medvedev décide de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie (26 août). Vivement critiquée par les pays occidentaux, l’attitude russe n’est pas non plus soutenue par la Chine ni par les États-membres de la CEI, aucun d’entre eux ne reconnaissant l’indépendance des deux régions.

 

Sources:

wikipédia

http://www.studyrussian.com/fr/etudier-le-russe/histoire-russie.html

http://www.linternaute.com/histoire/histoire-de-la-russie/russie.shtml

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMHistoriquePays?codePays=RUS&langue=fr

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/undefined/186964 (d’ou sont issues les cartes).

 

A lire?

Michel Strogoff de Jules Vernes (à l’époque du tsar Alexandre II)

Une journée d’Ivan Denisovitch, de Soljenistine (sur le goulag)

La grande histoire des tsars de Henri Troyat (les tsars depuis Ivan IV. C’est plutôt un bon reccueil histoirique qu’un roman, de mon petit point de vue. En clair, c’est pénible à lire, meme si c’est très interessant)