Le chômage est une vraie tragédie.
Tout d’abord on se retrouve sans rien à faire. En se levant comme d’habitude, pour ne pas perdre le rythme, on a fini de répondre aux offres d’emploi à 8H. A 10H, on a fait les courses, rangé la maison, remis la prise électrique qui pendouille depuis des mois. Puis… rien. Et c’est long, rien.
Bien sûr, les factures qui s’accumulent, l’ainée qui hurle parce qu’il est hors de question qu’elle arrête la danse cette année, on repousse le moment de remplir la cuve de fioul, on oublie de prendre rendez-vous chez l’ophtalmo (ça attendra bien 2020, non ?).
Et puis, les gens. Ces gens qui sont gênés, car ils ne savent plus quoi vous poser comme question, parce que le « ça va, le boulot ? » n’est effectivement plus d’actualité. Comme si on était son travail. Ou pire, les gens qui vous demandent, à chaque fois que vous les croisez (c’est-à-dire trois fois par semaine) « nan mais t’es sûr que ça va ? ». A ton avis, C….ard ?
Ou encore, le Pôle Emploi, avec du personnel de très bonne volonté la plupart du temps, certes, mais une machine administrative hors du commun…. Il faut rentrer dans les cases. Vous êtes soit carreleur, soit plâtrier, soit plaquiste. Mais vous ne pouvez pas être les trois. Il faut donc choisir une case, en espérant que c’est dans cette case que seront rangées les offres d’emploi. Si vous choisissez « carreleur » et qu’il y a une offre pour « plaquiste », tant pis pour vous. On ne vous enverra pas l’annonce. Il s’agir donc de chercher des offres, qui se trouvent surtout ailleurs qu’à Pôle Emploi. On vous suggère des formations. Vous ne voulez pas être vendeur de médicaments auprès des médecins ? Euh, bah, vous offrez 2 ans de formation pour y comprendre quelquechose ? Ah non, c’est 2 mois de formation….
Alors oui, certainement, il y a des « planqués », des gens qui pourraient travailler et qui « profitent » du chômage. Comme dans tout système, il y a ceux qui abusent. (Ceci dit, si l’abus est possible, c’est de la responsabilité du fraudeur, certes, mais cela ne veut-il pas aussi dire que le système est perfectible ?)
Mais il y a surtout des gens qui souffrent.
Alors, l’emploi doit-il être un droit ?
OUI
Chacun a le droit de pouvoir travailler, non seulement pour nourrir sa famille, mais pour voir être intégré dans la société.
Ceux qui ont essayé cette voie, sont les pays communistes.
Le travers de « un poste pour chacun » est de générer des postes parfaitement inutiles. Et être payé à rien faire, ou le fait que ne rien faire n’a aucune conséquence, ce n’est pas gratifiant. (Je vous suggère à ce propos le bouquin « A l’école de la dictature : Mère contre fille », aux éditions Alzieu, N° ISBN 2-35022-123-6, qui évoque entre autre cet aspect du communisme
)
Cela veut dire également que chacun accepte le poste qu’on lui propose.
Alors ? A la naissance, on vous file un ticket « toi, tu seras ouvrier » ? Des numerus closus dans toutes les filières éducatives ? Une grande loterie à la fin des études ?
Si le principe du droit à l’emploi semble une belle idée, les inconvénients ne sont pas motivants…
NON
Le marché génère, ou non, des besoins en ressources humaines, que l’on pourvoit en fonction des compétences disponibles sur le marché. Que le meilleur gagne. Les entreprises peuvent choisir leurs collaborateurs en fonction de leur compétence. Chaque poste a une utilité (mouarf. Ca reste très théorique. Je vous assure. Je connais quelqu’un qui a été « oublié » dans un plan social. Bilan, cette personne a été payée un an à ne rien faire, avant que quelqu’un au service RH s’en rende compte…).
Mais il y a les laissés pour compte.
Ceux qui n’ont pas la qualification qui est recherchée pour le moment. Ceux qui ont les qualifications m’a pas d’expérience, ou qui en ont trop. Ceux qui…
Ben, tant pis ?!!!
PEUT ETRE
Le marché génère, ou non, des besoins.
L’Etat crée des emplois dans ses services, génère des systèmes d’aides incitatives pour que les entreprises embauche telle ou telle catégorie de population.
Et puis les autres, on leur file une aide, et on met en place une logistique pour « les ramener vers l’emploi », en disant que c’est possible, même si, en vrai, c’est plus qu’improbable.
A vous lire !!
Vaste sujet. C’est toute l’économie. Un droit ? Je ne pense pas. C’est une nécessité pour la grande majorité, une occupation pour d’autres, un repoussoir pour certains.
Dr WO
très très compliqué et on n’a pas la solution
Et le droit à la paresse, alors ?
Effectivement: necessité, occupation ou repoussoir… et tout le monde a un rapport au travail, quel qu’il soit
Moi non plus, sinon je serais Maitre de L’Univers (au moins!! :))
certes!
Pour l’instant, on ne s’en rend pas encore bien compte mais cette idée des « droits » qu’on aurait forcément parceque la société doit les garantir, c’est un peu de la foutaise pour nantis repus. Si
ça continue comme ça, un jour ou l’autre, la
société ne sera plus en mesure de garantir quoi que ce soit, faute de moyens
financiers. Ce jour là, hélas, nous nous poserons d’autres questions moins
métaphysiques, comment on fait aujourd’hui pour manger, par exemple.
Excusez moi, j’ai un peu tendance, aussi, à voir les choses en noir.
Bonne fin d’année.
C’est sûr que si l’on a plus les moyens de financer quoi que ce soit, les besoins primaires reviennent sur le devans de la scène. J’essaie jsute de m’interroger sur ce qui est u ndroit, de ce qui
ne l’est pas, car je crois qu’à vouloir courir après tous les lièvres (les droits), on en attrape aucun… donc en se posant la question, on peut tâcher de trouver l’essentiel.. Mais de tout
façon, c’est dans mon caractère de me poser toujours beaucoup de questions…
Bon début d’année!!